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Une Q2 avec pleins de rebondissement pendant les dernière minute de qualification qui voit Fabio se placer en 5ème position sur la grille de départ demain avec un chrono à seulement 0,363 de la pôle de G.Martin sur la Ducati Pramac pour le 2ème grand prix du Qatar à Losail.
Vous avez paru content sur la moto. Avez-vous progressé par rapport à hier ?

Fabio Quartararo : « Oui, nous avons fait un grand pas en avant, en particulier dans le pilotage ! Malheureusement, nous avions une boîte plus courte lors de la qualification, et vous savez, quand vous avez fait un Grand Prix et cinq jours de test, j’ai mes références partout : Vous freinez à un certain régime et quand je passe une vitesse, je ne regarde pas les lumières (du tableau de bord). Je sais quand je dois changer. Et aujourd’hui, notre point fort que sont les virages 1, 4 et 7, les lumières s’allumaient très tôt et je freinais trop tôt. Nous avons donc fait une petite erreur en faisant une boîte plus courte, mais je me sens heureux car la FP4 a été très bonne et je sens que nous avons un très bon potentiel pour demain. »

Avec les conditions qui changent tout le temps, quel est votre objectif pour demain ?

« Pour demain, je sens que je peux me battre pour la victoire. Nous avons un très bon rythme. Nous devons admettre qu’il nous manque un petit quelque chose mais, vous savez, vous avez toujours un petit plus en course. »

Jack Miller s’est fait une énorme chaleur et vous étiez juste derrière. Racontez-nous…

« Concernant Jack, je pense qu’il s’agissait de la chaleur la plus effrayante que je n’ai jamais vue en MotoGP ! Et quand j’ai vu qu’il améliorait encore son temps plus tard, je dirais, pour être poli, “big balls” (rires) ! Pour moi, c’est juste incroyable comment il a pu faire ce tour. Pour moi, c’est le héros du jour car il est vraiment passé très près de s’en coller une énorme aujourd’hui, et c’était vraiment effrayant vu de derrière. »

Était-ce plus spectaculaire que ce qu’il a connu hier ?

« Hier, ce n’était rien, comparé à ce qu’il a eu aujourd’hui. Hier, c’était simplement une chaleur, aujourd’hui il a recommencé mais trois ou quatre fois plus long, et les secousses étaient trois ou quatre fois plus rapides. C’est dommage qu’on ne l’ait pas vu à la télévision car je pense qu’il s’agit d’un des plus gros rattrapages que l’on ait jamais vus. »

Vous dîtes que vous avez bien progressé aujourd’hui. Grâce à quoi ?

« Pour être honnête, la moto est exactement la même que la semaine dernière en ce qui concerne les réglages. Mais j’ai un peu changé ma façon de rentrer dans les virages et il y a eu un petit peu de travail sur l’électronique. J’ai senti que nous avions progressé, tout comme moi-même sur la moto et le team m’a aidé avec l’électronique. Mais honnêtement, aujourd’hui, quand j’ai vu le chrono et le rythme dans ces conditions, j’ai été vraiment heureux car nous avons fait 15 tours consécutifs, et du premier au dernier il y a seulement eu 1/10 de différence. J’étais en 54.9 dans le dernier tour et j’ai senti que le potentiel était bon. Donc oui, je suis très heureux d’aujourd’hui et, heureusement, la qualification n’a pas été la meilleure mais je sens que nous avons un gros potentiel pour demain. »

Avez-vous rencontré des problèmes de pneus ?

« Je n’ai rien eu d’étrange mais simplement je ne me suis pas senti superbement bien. Parfois, il arrive que vous ne vous sentez pas superbement bien avec les pneus, mais ce weekend je n’ai pas vraiment eu de problèmes avec les pneus. Parfois, il peut malheureusement vous arriver un problème, et parfois c’est pour les autres, mais vous devez l’accepter car vous ne pouvez rien faire. J’espère que je n’en aurais pas demain, mais cela peut dépendre de beaucoup de choses. »

Est-ce que le nouveau châssis aide à piloter cette moto comme tu veux et est-ce que tu arrives à piloter de manière un petit peu moins agressive, ou c’est toujours la même chose ?

« Sincèrement, ce n’est pas comme en 2019 où c’était vraiment fluide et super facile. Là, on va dire que j’ai fait un step vers un peu plus de fluidité ce et moins d’agressivité. Plus de flow. Pas comme en 2019, mais j’ai ressenti qu’on avait un très bon potentiel et que j’utilisais beaucoup moins les pneus que la semaine dernière. Vraiment, quand je suis arrivé dans les derniers tours de la FP4, et que j’ai fait 54.9, j’étais vraiment content du travail. Du meilleur tour au dernier tour, il n’y avait pas 1/10 donc c’est cool, et je pense qu’en course on a toujours un petit extra. Et je ne me sentais pas vraiment vraiment à la limite, donc c’est pour ça que je pense qu’en course on peut faire un petit truc en plus. Et aussi, on l’a fait sur un run, donc on connaît vraiment la surchauffe du pneu dans des conditions comme ça. C’est sûr que quand on s’arrête puis on repart, le pneu a le temps de refroidir, mais là c’était tout sur un run. »

Propose recueilli sur « paddockgp«