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La première question est assez évidente, qu’est-ce qui s’est passé ?

Fabio Quartararo : « C‘est assez facile de voir que j’ai connu un gros problème avec le bras. Je suis vraiment triste car je me sentais très à l’aise devant, j’étais quatrième et j’ai pu doubler assez facilement. J’étais à l’aise avec mon rythme car nous avions principalement du rythme ce weekend. Mais je n’ai plus eu de puissance dans le bras et je suis très déçu de ça, mais je me suis battu malgré la douleur jusqu’à la fin. Même si c’était pour 3 points, je me suis battu. »

Avez-vous une idée de ce que vous pouvez faire pour remédier à ça ?

« Je n’en ai aucune idée. Je ne peux pas répondre à cette question car pour le moment mon cerveau ne fonctionne pas. J’ai trop de pensées donc je préfère ne rien dire. J’ai des personnes qui cherchent, comme mon manager qui essaie de trouver la meilleure option, mais pour le moment je n’en ai aucune idée. »

Avez-vous rencontré ce problème lors des dernières courses et comment cela se traduit-il concrètement ?

« Honnêtement, j’étais très mal à Portimão l’année dernière mais cette année c’était parfait. Chaque année où je suis venu à Jerez, c’était bon. L’année dernière, c’était un autre problème. Cette année, je menais et dès que j’ai eu une seconde d’avance je n’ai plus eu de puissance. Je me suis battu durant six tours de plus avec la douleur pour maintenir cet écart d’une seconde, mais c’est devenu impossible pour moi car je n’avais plus de puissance. Ça devenait dangereux de piloter à partir de la mi-course, mais je n’ai pas voulu m’arrêter car je savais que même un point ou deux pouvait être très important pour le championnat. J’ai donc tout donné. Malheureusement, oui, j’ai eu ce problème. »

Y a-t-il quelque chose de positif à retirer de ce weekend ?

« Tout, sauf le problème au bras. J’ai été super rapide et je suis resté calme. J’étais quatrième derrière les Ducati et Franco, et je savais que j’étais plus rapide aujourd’hui . Honnêtement, vous commencez la course et vous ne ressentez même pas de stress. J’étais en pleine confiance et dès que j’ai été quatrième, je me suis dit à chaque tour “OK, à partir de maintenant je vais les doubler dans le dernier virage” et à chaque tour j’ai doublé dans ce virage. Et je me suis échappé. Oui, tout était positif durant ce weekend à l’exception de ce problème au bras. Je me sens super bien sur la moto. »

Aviez-vous eu des signes précurseurs à ce problème au bras et avez-vous prévu de faire quelque chose avant Le Mans ?

« J’ai répondu avant que je n’en avais aucune idée. Bien sûr, quelque chose sera fait car ce n’est pas OK. Mon bras n’est pas OK. Comme je l’ai dit, cela a été un désastre au Portugal l’année dernière alors que cette année c’était parfait. Ici, je n’ai jamais rencontré de problème de toute ma vie et cette année c’est un problème. C’est donc quelque chose que je ne comprends pas. Nous cherchons encore mais il y a beaucoup d’options. Mais ma tête est saturée car des personnes me disent d’aller à cet endroit, d’autres de faire ça, et actuellement je suis perdu. »

Allez vous faire le test demain ?

« Nous verrons. Maintenant, nous devons y réfléchir. Nous verrons ce que nous ferons demain mais pour le moment je veux me relaxer mentalement car je n’ai pas d’idées et je pourrais prendre une mauvaise décision en réfléchissant trop vite. »

Ce problème peut-il être lié à votre style de pilotage ?

« Je ne sais pas. Honnêtement. En 2020 c’était parfait, zéro problème, je me suis senti bien pendant 25 tours et je n’ai pas eu la moindre petite douleur. Cette année, c’était totalement l’opposé : J’ai dû freiner avec quatre doigts alors que normalement je freine avec un seul. Je ne pouvais pas accélérer à fond dans la ligne droite, à part dans le dernier tour pour prendre ces quelques points qui peuvent peut-être aider à la fin de la saison. Mais je n’ai pas d’explication : Je m’entraîne de la même façon, et je me sens encore mieux sur la moto. Je ne sais pas. »

As-tu eu des alertes depuis le début de l’année ? Cela concerne un seul bras ou les deux bras ?

« Bras gauche, rien du tout. Je n’ai jamais eu d’arm pump sur ce bras. Bras droit, j’ai déjà eu une petite douleur mais ce n’était rien : Ça veut dire que ça ne pouvait pas conditionner mon résultat en course. C’est une douleur constante, légère. Mais là, je n’avais plus de force : Mon bras, c’était de la pierre. Je ne sais pas quoi dire. Vraiment. C’est dur. C’est dur ! Il faut que je pense à ce qu’il faut faire mais pour l’instant mais je reste avec le positif de ce weekend, on a été super rapide, et on avait le rythme pour gagner. »

Qu’aurais-tu envie de dire à tes supporters ?

« Simplement que je me suis battu jusqu’à la fin et que c’était le plus important à faire pour le moment. Même si le résultat n’a pas été bon, j’ai donné mes 100 %. Je me suis donné, même si c’était pour me battre pour la 13e position et je me suis même battu encore plus que pour gagner les deux premières courses. »

Est-ce que le problème est arrivé d’un coup à la mi-course ou progressivement dès le début ?

« Mon point fort, c’était avec des pneus usés. J’avais même réussi à avoir déjà un peu plus d’une seconde d’avance sur Jack et même quand j’avais une seconde d’avance, j’ai réussi à tenir quatre tours encore avec cette seconde, alors que vraiment je ne me sentais pas bien sur la moto, je n’avais plus de force. Mais c’était de pire en pire et à la fin, je n’avais plus aucune force et c’était inconduisible. C’était très dangereux mais je me suis battu pour ces trois points et je pense que c’était très important. »

Propos recueilli sur « Paddockgp »