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Fabio, un autre départ en première ligne, ce qui est toujours important pour le championnat. Vous êtes battu avec Maverick Viñales pour la pole position mais vous vous êtes fait une petite chaleur. Racontez-nous…
Fabio Quartararo : « oui, lors du dernier tour, j’ai poussé la limite un peu trop loin. Au virage 10, j’ai un peu perdu l’arrière. C’était une petite erreur et j’ai perdu 2 dixièmes et demi à cet endroit. Mais c’est comme ça : en qualification, vous vous mettez à la limite. D’une façon générale, je n’ai pas eu un très bon feeling avec le pneu tendre ce week-end, mais en FP4, avec le pneu arrière médium, je me suis vraiment senti bien, et également avec le dur. Je me sens donc bien en ce qui concerne le rythme, et je me sens à l’aise. Dans le premier run avec le médium, j’ai trop pris soin du pneu arrière et je pense que son potentiel est un peu plus élevé, mais le dur fonctionne très bien également. Ça dépendra donc du warm up mais j’ai l’impression que nous pouvons courir avec les deux pneus. »
Il semble que Maverick et vous ayez un avantage sur le reste du plateau. Partagez-vous cette impression ?
« Oui, c’est vrai que nous avons un très bon rythme, mais j’avais la même chose à Barcelone : j’avais un rythme fantastique mais au final cela ne s’est pas passé comme nous l’avions prévu. Je pense donc que le rythme est très important mais pour moi, une course claire est celle de Johann (Zarco) à Barcelone : il n’avait pas de rythme durant le week-end et il a été proche de gagner, donc je pense le rythme n’est pas si important. Je pense qu’il est important d’acquérir du feeling sur la moto durant beaucoup de tours, puis il peut se passer n’importe quoi durant la course. »
Vous sentez-vous concerné par les mouvements LGBT et en avez-vous parlé entre vous ?
« Je ne répondrai pas car je ne veux pas dire quelque chose de mal, donc je préfère rester neutre. »

Vous partirez derrière Maverick Vinales et vos principaux adversaires au championnat s’élanceront derrière vous : quels risques êtes-vous prêt à prendre pour la victoire ?
« Cela dépendra. Je pense que nous devons être intelligents avec Maverick, car c’est vrai que sur le papier nous avons un très bon rythme. Donc selon moi, si nous devons jouer ensemble, ce serait très bien d’être intelligent pendant les premiers tours puis de voir la fin. Mais cela dépendra ! Je veux dire… je me sens très bien pour la victoire et ce n’est pas parce que mes principaux adversaires sont derrière moi que je dois faire attention. Pour moi, c’est seulement le début du championnat et nous n’en sommes même pas encore à la moitié, donc si j’ai une chance de me battre pour la victoire, je la prendrais. Si je vois que je suis trop à la limite, je ne suis pas stupide donc je ne commettrais pas d’erreur, ou j’essaierai de ne pas commettre d’erreur. Cela dépendra donc de la situation mais, juste là, je sens que je peux me battre pour ça. »
C’est la dernière course avant le break estival et les deux courses en Autriche sur un circuit qui n’est pas très favorable à la Yamaha. Est-ce d’autant plus important ?

« Pour être honnête, l’Autriche est un circuit où cela a été un désastre pour nous l’année dernière, mais je pense que c’est plus à cause de tous problèmes que nous avons eu l’année dernière et que nous connaissons. L’électronique nous handicapait et nous devions l’utiliser avec beaucoup plus de frein. Nous avons vu Maverick en Autriche 2 et je suis aussi parti tout droit en Autriche 1. Mais pour moi, la moto a beaucoup progressé au freinage, notre holeshot device fonctionne mieux et nous n’avons plus de problèmes avec l’électronique. Je pense donc que l’Autriche n’est pas un mauvais circuit pour nous. Si nous considérons que la moto restera la même, je pense que ce sera OK. Bien sûr, nous manquons de vitesse de pointe mais en 2019 j’ai pu me battre pour le podium, et si je ne me trompe pas, Maverick et Vale on finit quatrième et cinquième. Ce n’est donc pas un mauvais circuit pour nous, mais simplement difficile, pas le plus facile. Ici, je ferai de mon mieux, même si je commets une erreur ou autre chose. Le championnat est toujours très ouvert, donc bien sûr je veux accentuer mon avantage au championnat mais je pense que ce n’est pas la bonne façon d’aborder le championnat. Je veux simplement apprécier la course demain car c’est un circuit fantastique et profiter des 26 tours. »

Quel sera le plus gros problème des Yamaha demain : les pneus, les Ducati ou la KTM de Miguel Oliveira ?

« En regardant les courses passées, pas seulement la dernière, Pecco est toujours bon en ce qui concerne les pneus, donc je pense qu’il sera là. Je pense aussi que les garçons de chez Suzuki seront là et Miguel est toujours très fort le dimanche. Il est difficile de connaître le principal adversaire, car tout est très équivalent. Donc nous verrons bien et j’espère qu’il n’y aura pas beaucoup de pilotes. »

Regardez-vous les datas de Maverick et comprenez-vous pourquoi il n’est pas rapide quand l’adhérence est faible ?

« (Soupir) non ! Il est vrai que dans certains domaines, nous souffrons si nous n’avons pas d’adhérence. Pour moi, la situation était très étrange au Sachsenring car en début de course, au virage sept, nous souffrions beaucoup. Je ne sais pas pourquoi car normalement avec de l’adhérence nous tournons très bien, mais quand je n’avais pas d’adhérence la moto tournait mieux dans ce virage. Donc pour moi, c’est difficile d’analyser avec le Sachsenring car c’est une piste qui a été très étrange pour nous. Mais d’une façon générale, je ne peux pas dire que j’ai rencontré beaucoup de problèmes cette année. J’essaie de gérer de la meilleure façon possible et je ne contrôle pas (les données) de Maverick quand il peine. Je regarde là où il est plus rapide que moi pour essayer de m’améliorer moi-même. Donc, je ne sais pas. »