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Êtes-vous déçu ?
Fabio Quartararo : « Oui ! Déçu, parce que je pensais que le Long Lap allait beaucoup plus me pénaliser, et au final, ce n’était pas si mal, mais c’est simplement que le pneu arrière était très mauvais. Nous ne pouvons pas piloter notre moto derrière les pilotes, c’est simplement un cauchemar. Tant qu’il n’y a qu’une moto, c’est OK, mais quand il il y a plus de motos, le pneu arrière est très chaud. Il perdait en performance, puis il se dégradait et vous pilotez d’une façon complètement différente des autres. Pour nous, dépasser est un cauchemar. »

Le pneu arrière médium était une décision de Michelin ou de l’équipe ?
« Non, c’était notre choix. Nous n’avions pas essayé le pneu arrière dur, donc nous avons fait une erreur en ne l’essayant pas. Donc nous avons fait une erreur, et c’est le problème : nous n’avons pas essayé le pneu dur et dans ces conditions, il était super important d’utiliser ce pneu. »

Malgré le Long Lap, vous pensez que vous auriez pu rester devant ?
«  Oui. Je pense que oui, car notre problème n’était pas la distance, car au final nous avons perdu une seconde et demie. Ce n’était pas mauvais, car s’il n’y avait eu qu’une moto, on aurait simplement perdu une seconde et demie, et cela aurait été OK. Mais quand vous vous retrouvez derrière plusieurs pilotes, mon pneu arrière devient super chaud et on ne comprend pas pourquoi. Bien sûr, c’est pourquoi, le pneu arrière devient trop chaud et on perd de la performance puis le pneu se dégrade. Avec le dur, cela se serait mieux passé, mais c’est toujours facile de parler après la course. »

Et le pneu avant ?
« Le pneu avant était OK ! Même si on savait que ce serait dur avec le pneu tendre car normalement nous avons des secousses avec le pneu tendre. Mais sur cette piste, cela a bien fonctionné pour nous. »

Aujourd’hui, vous vous êtes battu avec des Ducati, Suzuki, Aprilia et KTM : que pensez-vous des autres motos ?
« Vitesse de pointe ! En vitesse de pointe et accélération, adhérence de l’arrière : il y a beaucoup de choses que nous n’avons pas, mais je préfère ne pas trop parler à ce sujet. Le plus important pour nous est de rester concentré plutôt que de regarder les points négatifs que nous avons, puisque nous ne pouvons pas les résoudre cette année. »

D’après vous, quels circuits à venir conviennent bien à la Yamaha ?
« Je pense que nous pouvons être rapides sur tous les circuit, mais il n’y a pas une piste qui nous convienne parfaitement. Sur toutes les pistes, il y a beaucoup d’accélérations et des longues lignes droites. Bien sûr, nous ne sommes pas allés au Japon l’année dernière, nous ne sommes pas allés en Thaïlande, et il y a là-bas de longues lignes droites qui demandent beaucoup d’accélération. On verra comment ça se passera. »

Pensez-vous qu’il est temps que Yamaha change de mentalité dans son travail ?
« Je ne sais pas. Je ne sais pas comment ils travaillent, car au final je vois seulement quelques personnes dans le box. Les personnes qui font vraiment le vrai travail, je ne les vois jamais. Je ne sais pas comment ils travaillent sur ces choses. Yamaha a embauché des ingénieurs italiens et j’espère donc que cela aidera, mais je pense qu’en ce moment personne ne sait à quel point je pousse sur la moto, et cela rend ma vie très compliquée. »

Vous avez perdu quelques points sur Pecco…
« Pas seulement quelques points sur Pecco : Si vous regardez les deux dernières courses, on a presque perdu les deux courses. Je vois donc bien sûr Pecco beaucoup dans la compétition pour le titre, mais c’est quelque chose à laquelle nous devons nous habituer, car ils ont plus d’expérience que nous, ils ont plus de motos. Dès que nous arrivons le vendredi, nous sommes rapides, car notre moto est très très très similaire à celle des années précédentes. Et bien sûr, plus ils font de courses, plus ils connaissent la moto. Ils sont bien sûr un peu plus lent le vendredi, mais dès qu’ils font plus de tours au fil des jours, il sont bien plus rapides que nous. »

La chicane créée en Autriche va-t-elle vous aider ?
« Non, cela ne va pas nous aider car, pour moi, le virage était un endroit où je freinais très tard. Mais avant tout, voyons quelle sera la sécurité dans cette chicane, car elle semble encore plus dangereuse qu’avant. »

Comment se serait passée ta course sans le Long Lap ?
« Je pense, mieux, parce que j’aurais eu moins de motos devant moi. C’est le mystère que l’on a : quand on a plusieurs motos devant nous, on est en difficulté. Et là, ce n’est pas passé. Ce n’est pas passé, parce qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. C’est-à-dire que quand le pneu surchauffe, une fois c’est l’avant, une fois c’est l’arrière, et on ne comprend pas pourquoi. »

Tu aurais pu rester devant, sans le Long Lap ?
« Je ne sais pas. Je ne sais pas. C’est facile de parler après… Mais je ne sais pas quel résultat aurait été le nôtre sans le Long Lap. »

Là, ton problème, c’est que tu n’arrivais pas à doubler ?
« Là, on a eu le pneu arrière qui chauffait quand on suit les autres. On a aucune possibilité de faire un dépassement parce qu’on se prend 10 mètres à chaque accélération dans la ligne droite. Donc c’est frustrant, mais malheureusement c’est comme ça. »

Pecco est-il ton principal adversaire ?
« Pour moi, oui, je vois plus Pecco en ce moment. C’est l’homme qui arrive vraiment à faire la différence. Mais c’est comme ça, il va falloir essayer de faire du mieux pour les prochaines courses. »